Sur un immeuble ancien, passer de la pire à la meilleure étiquette énergétique n’a rien d’un miracle. C’est une méthode, et un retour d’expérience.
Le point de départ : un immeuble d’avant 1950
Un immeuble de 16 logements sur trois niveaux, construit avant 1950, classé F au diagnostic de performance énergétique. Un profil courant à Paris et ailleurs : murs anciens peu isolés, menuiseries d’origine, ventilation défaillante, inconfort été comme hiver.
Le projet, mené pour un maître d’ouvrage privé en 2024, associait la réhabilitation de l’existant et une surélévation. Résultat : le bâtiment est passé de F à A.
Pourquoi c’est possible
1. On ne traite pas un seul poste, on traite le bâtiment. Une étiquette A ne s’obtient pas avec un simple changement de fenêtres. Enveloppe, ventilation, production de chaleur et étanchéité à l’air se pensent ensemble, dans un projet global.
2. On part de l’existant. Un bâtiment ancien a ses qualités (inertie, matériaux, implantation) et ses fragilités (humidité, ponts thermiques). Le diagnostic initial dit où agir en priorité et quelles techniques respectent le bâti.
3. La surélévation participe à la performance. Ici, la structure de la surélévation est en bois, un matériau léger qui limite la charge sur l’existant et s’associe bien à une isolation performante. Elle ajoute des surfaces et complète le financement de l’opération.
4. Une mission complète, du diagnostic à la réception. Quand la conception, le suivi de chantier et la réception sont assurés par la même équipe, les intentions de départ arrivent intactes jusqu’au bâtiment fini.
Ce que ça change pour un propriétaire ou une copropriété
Confort : moins de froid l’hiver, moins de chaleur l’été, un air mieux renouvelé.
Valeur : un bien classé F est de plus en plus difficile à louer et à vendre. Un A est un vrai atout.
Charges : des consommations énergétiques nettement réduites.
Anticipation : la réglementation sur les passoires thermiques se durcit. Rénover tôt, c’est choisir son calendrier plutôt que le subir.
Les erreurs à éviter
Enchaîner des travaux isolés sans vision d’ensemble
Isoler sans traiter la ventilation, au risque de créer de l’humidité
Sous-estimer l’étape du diagnostic
Ne pas anticiper les aides mobilisables (MaPrimeRénov’ Copropriété, CEE…), dont les conditions évoluent régulièrement
Par où commencer ?
Un audit énergétique et une étude de faisabilité permettent de chiffrer plusieurs scénarios et de définir un programme de travaux cohérent, avant tout engagement.
Un immeuble à rénover ? Contactez l’Atelier Aurea Architecture pour une première étude.